L'économie solidaire est une autre façon de considérer et de pratiquer l'économie, en replaçant l'être humain, plutôt que le profit financier, au centre des préoccupations.


Il s’agit souvent d’initiatives de citoyens-consomm’acteurs revendiquant une attitude responsable en matière de consommation, d’épargne, d’investissement et d’échanges. Elle constitue un puissant
outil d'habilitation et de transformation sociale, en défendant le principe d'une économie responsable s’appuyant sur des normes éthiques, dans une perspective de développement durable.

 
 

Le commerce équitable implique le respect des critères suivants :
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Un prix équitable est assuré au producteur. Le salaire viable couvre également le coût de
production.

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Une coopération à long terme, permettant à des producteurs de financer le développement de leurs communautés.
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De bonnes conditions de travail avec les procédures appropriées de santé et de sécurité pour tous les travailleurs.
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Des processus démocratiques de travail définissant l’organisation des coopératives et
des associations créées par les producteurs et travailleurs.

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Le respect des droits de l'Homme, surtout ceux des femmes, enfants et handicapés.
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Une production écologique.

 

56 % de la population mondiale vit actuellement dans la pauvreté: 1,2 milliard de personnes vit avec moins de 1.05 euro par jour et 2,8 milliards d'autres vivent avec 2.1 euros par jour.
Tels sont les chiffres alarmants publiés par la Banque Mondiale dans son enquête menée sur une période de 10 ans. La mondialisation financière comme celle de la production ont accru les déséquilibres tant entre pays riches et pauvres qu'à l'intérieur des pays mêmes : le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) le rappelait dans son rapport de l'année dernière :

1,3 milliard d'habitants des pays les plus pauvres est 86 fois moins riche que les Nord Américains. Ce rapport était de 22 il y a 20 ans.

Inscrire le commece équitable dans notre quotidien n'est-ce pas une intention généreuse et un acte militant contre les effets dévastateurs d'une libéralisation du commerce mondial?...  

Règles  et principes de base du commerce équitable


Les règles du commerce international font peser sur les petits producteurs marginalisés une pression de plus en plus forte contre laquelle ils n'ont pas les moyens de lutter. Le commerce équitable propose un nouveau modèle basé sur une relation plus équilibrée entre les différents partenaires commerciaux. Soutenu par les consommateurs, ce commerce garantit aux producteurs des pays en voie de développement l'achat de leurs marchandises à un prix " juste ", à l'abri des fluctuations du marché. Voici les principes du commerce équitable extraits du site de la plate-forme pour le commerce équitable : "Visant à établir un rapport d'échanges satisfaisants pour tous - du producteur au consommateur - le commerce équitable est fondé sur les principes suivants:
Assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires : santé, éducation, logement, protection sociale· Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l'exploitation des enfants, de l'esclavage... ) Instaurer des relations durables entre partenaires économiques Favoriser la préservation de l'environnement proposer aux consommateurs des produits de qualité.

"Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine", 
article 23 de la déclaration universelle des droits de l'homme.

La naissance du commerce équitable

Le commerce équitable est né dans les années 60 à l'initiative d'organisations non gouvernementales en Angleterre et aux Pays Bas. Il a pour principe d'aider des coopératives d'artisans dans les pays du sud à se développer de manière durable. Au début, c'était la commercialisation de produits artisanaux de pays du tiers monde. Le succès fut au rendez-vous mais le véritable démarrage du commerce équitable est arrivé avec le "café indio" importé directement par une coopérative du Guatemala.
Le commerce équitable est une façon de faire du commerce social pour aider au développement durable. La logique du profit à tout prix est bannie. Ce système est un moyen d'équilibrer les échanges entre les pays du Nord et ceux du Sud. Les producteurs retrouvent ainsi leur place sur le marché des échanges mondiaux.

Quels sont les objectifs du commerce équitable ?

Le commerce équitable vise deux objectifs principaux :

Créer et favoriser les conditions permettant aux agriculteurs des pays pauvres de développer eux-mêmes une activité économique rentable et pérenne en leur donnant un accès juste, direct et sans circuits intermédiaires spéculatifs aux marchés consommateurs des pays riches. Le commerce équitable se veut comme un levier de développement économique et une alternative aux actions d'aide et de charité humanitaires pour les personnes défavorisées mais capables de travailler.

Éveiller les consommateurs sur la puissance de leur pouvoir économique en tant qu'acheteurs afin qu'ils puissent dans leur consommation courante être acteurs d'une alternative économique mondiale favorisant le développement durable, l'éthique, le respect des travailleurs, le respect de l'environnement et le dialogue Nord-Sud.

Pourquoi le commerce équitable est-il nécessaire?

D'un moyen de relation entre les hommes, le commerce est souvent devenu un enjeu de pouvoir et de profit privé lié à la spéculation à court terme. Inéquitable, cette forme du commerce banalise une relation de  dominant / dominé. Ce n'est pas le commerce en tant que tel qui est un problème, mais son utilisation comme arme économique.
Cette situation entraîne un déplacement des marges vers l'aval (les producteurs voient leur marge s'éroder sous la pression des industriels et des distributeurs), appauvrissant les producteurs au plan économique, dans l'organisation de leur travail et dans la satisfaction de leurs besoins essentiels, ainsi que ceux de leur famille.

Ce commerce est responsable de la dégradation des termes de l'échange (pendant que le prix des matières premières décroît systématiquement sur le marché mondial, le prix des produits finis, que les pays producteurs de ces matières premières importent des pays industrialisés, augmente).
Placés dans ce contexte, les producteurs fabriquent des biens dans des conditions de travail souvent inhumaines, voire d'esclavage. Les conséquences sont alors déplorables tant pour eux que pour l'environnement (social, économique, écologique, culturel).
Cette réalité se vérifie dans l'ensemble du commerce, tant au niveau local qu'international.

Face à ce constat, l'objectif est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes. Des changements structurels sont nécessaires dans la pratique du commerce actuel.
Le commerce équitable crée les conditions requises pour atteindre cet objectif.
En effet, le commerce équitable organise les échanges autour de critères impératifs, qui peuvent être vérifiables à tout moment, et d'autres critères qui s'inscrivent davantage dans une démarche de long terme, que chaque acteur du commerce équitable cherche à atteindre.
Les engagements impératifs ont trait aux droits élémentaires de l'homme et à la transparence des relations permettant à chacun de faire valoir ses droits. Les autres engagements ont trait à une amélioration indispensable de l'organisation de la filière, mais doivent tenir compte des contextes de départ.


Alors que les débats sur la mondialisation occupent de plus en plus de place dans l'actualité française, les petits producteurs et artisans du Sud restent soumis à une pression sauvage des lois du commerce. Les matières premières, qui font vivre une grande partie des salariés et producteurs du Sud, voient leur cours, sur le marché mondial, s'affaiblir d'année en année. Pour les producteurs la pression des intermédiaires (multinationales, commanditaires, groupes industriels) est de plus en plus forte : les prix et les conditions d'achat sont imposés. Pression d'autant plus écrasante pour les petits producteurs qui n'ont pas d'accès direct au marché mondial. Dans ces conditions, un petit paysan ou artisan ne peut vivre dignement de son travail. Il est couramment obligé de travailler dans des conditions comparables à l'esclavage, faire travailler ses enfants, et renier son environnement social, économique, écologique et culturel.

 


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